mercredi 20 février 2008

suite ouaga

Pour répondre aux questions du mariage, il n'y a pas grand chose à dire de plus. je suis arrivée accompagnée de 5 ou 6 autres voisines. Toutes les personnes étaient dehors et mangeaient. Nous sommes rentrées dans la maison où se déroulait le mariage, j'ai embrassé le marié puis la mariée alors que je ne les avais jamais auparavant et ensuite nous sommes ressorties pour nous installer à notre tour dehors pour manger un plat de riz gras. Ce que je peux rajouter c'est que le lendemain je suis allée chez une amie de Lidie qui va marier sont fils le 1er mars et que les préparatifs n'avaient pas encore commencé, et les invitations n'avaient pas encore été lancées. Alors que nous ils nous faut 1 an pour organiser, eux tout est fait simplement. C'est surtout en cela que le mariage est différent.
Bon après une petite explication, revenons à nos moutons. La suite de la semaine a été tout autant mouvementée. Nous sommes partis en compagnie du maire d'un village appelé konkhi ipala pour assister à la cérémonie des voeux du préfet et du maire du village. On ne pouvait pas échapper au protocole. Ici toute cérémonie se passe dans les règles de l'art. On présente tout le monde. Et bien sur on mange je venais à peine de finir de manger le repas de midi que je me remettais à table. Ici on mange beaucoup et ceux qui m'ont dit que j'allais maigrir en Afrique, je vois pas comment cela pourrait être possible. Ou alors ils font abstraction de la nourriture africaine. Grace à Lidie j'ai pu manger ma première salade et après un mois de riz, de to et de pâte ca fait le plus grand bien.
Il commence à faire vraiment chaud. Lidie continue de me faire parcourir Ouaga de long en large et en travers. Nous sommes allés rendre visite à Ousman dans son ministère (dont je me rappelle plus le nom), les relations et les discussions que j'ai avec ousman et lidie m'ouvre les yeux sur beaucoup de choses. Je n'ai pas de problème pour parler franchement avec eux des questions que je me pose. Il faut dire qu'ici au burkina on ne dit pas les choses comme ça de but en blanc, il faut tourner au moins une bonne dizaine la langue dans sa bouche pour ne pas dire n'importe quoi et tout ne peut pas être dit.
le vendredi matin lidie me fait réveiller de bonne heure pour voir le faux départ du mogho naba (le chef supreme des mossis). départ à 6h30 de la maison. une fois sur place il n'y a que des blancs. interdiction de prendre des photos, de s'asseoir et de porter des chapeau. à partir de 7h30 les ministres du mogho naba arrive un à un et commence à se placer dans la cours. Ils se saluent un à un et enlèvent leur chapeau dès qu'un plus haut gradé arrive. La cérémonie commence avec le son des tambours. Le mogho naba sort habillé en rouge (vetement de guerre) et là commence le défilé des ministres pour qu'il ne parte pas du palais. C'est un peu compliqué comme ça à expliquer mais très intéressant à observer.
Je sens que la fin de la semaine avec lidie approche et je n'ai pas réellement envie de quitter ouaga pour le village. Le lendemain je retourne en brousse avec hamidou en moto. On avait beaucoup de bagages et la moto ne marchant pas très bien (comme bcp de moto ici) s'est arrêté 6 fois en route. Retour à tanlili le 9 Février pour 10 jours.

1 commentaire:

marie a dit…

qu'est-ce donc que ce "faux départ" du chef suprème ? Un rituel, un acte politique ?

 
A 20 ans j'ai décidé de partir voir ce qui se passe sur un autre continent. ce blog me permet d'exprimer mes impressions de voyage et d'essayer de faire découvrir une autre actualité