vendredi 20 juin 2008

diaporama de présentation de Tanlili avec l'association ventalili

Ventalili
Vidéo envoyée par coleen-13

diaporama de présentation du village de tanlili au Burkina Faso.



Cette vidéo permet de vous faire visiter le village de Tanlili en image mais aussi de vous donner un aperçu du premier voyage de l'association. Une façon plus ludique de vous parler de tout cela. J'attends vos impressions.
PS: pour voir le diaporama il faut quand même cliquer sur lecture, il ne démarre pas tout seul.

lundi 9 juin 2008

Ventalili, Association de Ventabren



Bonjour,
L'association que nous avons créé il y a 2 mois et que nous avons nommé Ventalili a fait son premier voyage officiel au Burkina au mois de mai 2008. La première plaquette est apparue dans le dernier bulletin municipal et j'ai pu remarquer que certaines personnes en cherchant le site de l'association tombées sur mon Blog. C'est pour cela que j'en profite pour passer un message à toutes les personnes qui sont en recherche d'informations sur cette nouvelle association.
Le site www.ventalili.org est en construction.
Mais dans un premier temps si vous voulez vous familiarisez avec le village de tanlili au Burkina Faso vous pouvez parcourir ce blog surtout les premières pages où je raconte mon premier voyage qui a abouti à la création de "Ventalili". Je parle de tout ce qui a marqué mon voyage, mes impressions, mes étonnements, mes incompréhensions, mes découvertes etc....
bonne visite et à bientôt pour le récit du deuxième voyage totalement différent.

vendredi 30 mai 2008

lundi 26 mai 2008

première grosse pluie au Burkina



Déja quelques jours que je suis au Burkina Faso où j'ai rapidement retrouvé mes marques et mes petites habitudes. Il n'y a plus cette inconnue tout me parait désormais familier.
Alain (le président de l'association) et moi, sommes allés rendre visite aux différentes personnes qui ont marqué mon premier voyage. Nous avons vu Lydie à son service au ministère de la promotion de la femme, puis le soir Aline et Abdoulaye à Tampouy (là où j'avais passé mes deux dernières semaines).
Samedi nous sommes partis en direction de tanlili. Les paysages défilés et à ma grande surprise dès Ziniaré, les burkinabés commencaient à me reconnaitre.
La chaleur est au rendez vous comme nous l'avions prévu mais heureusement hier il a plu. C'était la première grosse pluie de l'année. Dès le matin en nous reveillons le ciel était chargé puis tous le monde a commencé à courir dans tous les sens. Le vent s'est mis à souffler de plus en plus fort puis la pluie est arrivée. Rien de tel qu'une bonne pluie après 4 jours de chaleur intense.
En repartant de Tanlili avec la voiture d'Abdoulaye, nous nous sommes enlisés dans un petit torrent de boue. La voiture ainsi qu'alain ont changé de couleur. malgrès cet événement qui nous a fait beaucoup rire, cette pluie a ramené un peu de fraicheur pour toute la journée et cela nous a permis de passer une nuit au sec.

jeudi 22 mai 2008

nouveau voyage au Burkina

De retour dans le pays des hommes intègres pour deux semaines.
la température est très élevée. Nous avons passé la première nuit chez les bonne soeurs de Ouaga.
je me refamiliarise avec les rues de Ouaga et aux contacts des burkinabés....
la suite aux prochaines aventures.

vendredi 11 avril 2008

"choc alimentaire mondial":Vous ne pouvez plus dire que vous ne saviez pas!


Je reviens sur un point de l'actualité qu'on commence à peine à évoquer dans les média français. Saviez vous que les prix des denrées augmentent??? Vous allez me répondre que vous le saviez car chaque jour quand vous faites vos courses vous observez comme moi que la note une fois à la caisse arrive à des sommes inimaginables pour un cadi où au final il n'y a pas grand chose dedans.
Saviez-vous que le prix du riz a doublé en 3 mois passant de 360$ à 760$la tonne? Qu'il est l'aliment de base d'une grande partie de la population mondiale en particulier des plus pauvres? Alors biensur vous me allez me dire que vous en aviez entendu parlé et que de toute façon tout augmente aujourd'hui.
Lorsque l'on a déjà peu pour vivre comment peut-on faire quand le plus important c'est à dire la nourriture devient inaccessible.....
On entend aujourd'hui parler d'émeutes contre la vie chère un peu partout dans le monde, et pour cela il faut attendre qu'il y ait des morts pour que cette information devienne intéressante pour le petit français. En fait la situation est tellement grave qu'on n'ose pas en parler. Et celle ci augmente un peu plus chaque jour.
Tout cela était prévisible et on a laissé les choses évoluer sans rien faire.
Il faut que chacun y pense chaque jour. Comme on dit au Burkina, Nous sommes tous frères. Alors essayons de prendre des nouvelles de notre grande famille. Ouvrons nos yeux sur ce qui arrive dans le monde.

jeudi 10 avril 2008

Musique burkinabée


Floby - "Espérance"
Vidéo envoyée par gideonvink





Bezou burkina faso
Vidéo envoyée par nokia70

mardi 1 avril 2008

Rencontre avec les collectif Burkina DAG


Samedi dernier j'ai participé à une rencontre du collectif SUD Burkina. Ce collectif regroupe les associations du sud-est de la France qui interviennent au Burkina faso. Il regroupe 75 associations mais toutes ne viennent pas au réunion.
Vous ne le savez peut-etre pas mais le Burkina est le pays où le plus d'ONG et d'association sont présents. Et pourtant ce pays fait toujours parti des plus pauvres du monde. Alors pourquoi avec toutes ces personnes présentes le pays ne se développe pas? N'y a t-il pas un probleme?
Toutes ces associations évoluent chacune de leur coté dans leur village, il n'y a pas de transfert de connaissances entre asso. Ce collectif a donc pour but de partager les expériences de chacun, de mettre en commun les échecs et les réussites. Bon je vous avoues que j'étais la plus jeune et de loin mais ce n'est pas vraiment un problème.
On a pu aborder beaucoup de sujet et chacun a pu s'exprimer sur ce qu'il pense de l'éducation, la santé, l'agriculture etc.....
heureusement nous avion la chance d'avoir 3 burkinabés parmi nous, qui de temps à autre nous permettaient de garder les pieds sur terre et de nous dire que tel ou tel chose n'était pas possible au Burkina.

Du coté de Ventabren, nous sommes en train de monter une association, les statuts sont déposés. Le nom finalement choisit est VENTALILI et Le but de l'association en quelques mot est de créer un échange entre les élèves de ventabren et de tanlili, ainsi que d'encourager des projets suggéraient par les villageois de tanlili.
Il va falloir y aller petit à petit, car d'un coté nous avons actuellement peu de moyen et de l'autre cela permettra de faire comprendre aux personnes de tanlili que chez les blancs l'argent ne tombe pas du ciel. D'après les expériences des différentes associations présentes samedi dernier à la rencontre, ce qui risque d'être le plus dur à mettre en place, c'est la correspondance entre les élèves

vendredi 21 mars 2008

Ajourd'hui les greniers sont vides au Burkina


Durant ces quelques semaines, je me suis demandée s'il était nécessaire que je continue ce blog sachant que je n'étais plus à l'autre bout du monde, enfin façon de parler car à vol d'oiseau ce n'est pas si loin que ça. Et puis j'ai décidé d'installer un "programme d'analyse" sur mon site pour savoir si les gens venaient régulièrement sur ce blog et de quel endroit ils se connectaient.
Malgré le fait que je n'ai pas laissé de message depuis un certain temps, je me rends compte que quelques uns attendent toujours de mes nouvelles.
deuxième point, étant revenue depuis déjà deux semaines,quelque chose m'a encore frappé c'est l'inexistence d'information sur ce qui se passe réellement en Afrique et plus exactement au Burkina. Le seul moyen pour moi de savoir quels sont les événements importants là bas est de me connecter régulièrement sur les sites d'actualité Burkinabés et d'écouter RFI Afrique sur le net.
je me suis dit que continuer ce blog pourrait vous permettre de lire au moins une fois dans la semaine, une autre actualité que celle que l'on entend et savoir ce qui se passe dans un petit pays qui ne fait pas parler de lui, même quand son président vient rendre visite à sarkozy (et oui c'était en mars mais aucun média ne l'a souligné ou même juste évoqué).
Et puis peut-être que j'aurais besoin de raconter des moments que j'avais oublier et auquel je repense.....

Hier j'ai lu un article dans l'hebdomadaire Marianne du 23 février 2008. J'ai beaucoup partagé avec les enfants du village et je me rends compte aujourd'hui que je suis passée à coté de quelque chose. j'aimerai que chacun de vous lise cette article jusqu'au bout car il faut être conscient de ce qui se passe en ce moment au delà de nos frontières.

Au coeur d'un des pays les plus pauvres d'Afrique La famine inavouée - 23/02/2008

«j'ai honte de vous le dire, monsieur marianne, mais je n'ai pas le droit de vous le cacher, ose le notable du village. la plupart ici ont faim. même après avoir mangé un bol de riz, ils ont encore faim.» pour vérifier, m. marianne, comme on m'appelle ici, est tenté de faire l'expérience, de jeter... Lire la suite

samedi 8 mars 2008

retour à la réalité

Je suis rentrée il y a 4 jours dans notre cher et tendre pays qui est la France, avec toutes ces voitures, tout ce goudron, tout cette verdure, toutes ces personnes qui tête baissée avancent en ayant le visage serré et surtout ce froid si pénétrant. Je suis partie au moment où la chaleur commençait à arriver. la température au Burkina est actuellement de 40 degrés et quand on vous annonce au moment de l'atterrissage qu'à Marseille il fait 7 degrés, l'envie de sortir ne se fait plus du tout ressentir.
c'est maintenant que je me rends compte que nous vivons sur deux planetes à l'opposées. depuis que je suis de retour, je me rends compte que des fois j'oublie que je suis revenue dans un pays occidental.
petite anecdote: je suis partie voir des amis le vendredi. en partant mon père était toujours dans la maison mais en revenant quelques heures plus tard je me suis retrouvée à la porte. j'ai oublié qu'il fallait toujours prendre ses clés, j'avais pas de portable il faisait nuit et surtout très froid. heureusement que j'avais entendu qu'il y avait une réunion pour les municipales dans la salle du village. j'ai donc assisté au discours du maire au chaud. Ça c'est parce qu'au Burkina les maisons ne sont jamais fermées, il y a toujours quelqu'un dans la cours.
Deuxième chose quand je mange ou quand je me sers d'un verre je laisse tout sur la table, ce qui n'étais pas dans mes habitudes. ça fait beaucoup rire ma mère qui me dit qu'il n'y a plus de bonne qui passe derrière et c'est vrai que si elle ne me le rappelle pas je laisse tout de partout.
J'ai l'impression d'avoir laissé une partie de moi au Burkina, ce qui est normal. les gestes de la vie de tous les jours me manquent. Quand je me réveille je pense à mes réveils avec la mosquée , les coqs et les ânes, je me levais et je partais dehors dans la cour j'observais les activités de chacun. je prenais mon café tranquillement. c'était le meilleur moment de la journée, il ne faisait pas encore trop chaud, tout le monde débarqué dans la maison.
je vais mettre de coté tout ça pour finaliser les projets que j'ai....... chaque chose en son temps, je vais laisser faire le temps

samedi 1 mars 2008

lendemain de "la marche contre la vie chere" du 28 février 2008

Je fais mes premiers pas dans le centre de Ouaga après cette journée morte. Lors du trajet jusqu'à la cathédrale c'était comme si c'était la première fois, j'observais tout comme au premier jour pour voir ce qui avait changé. Tous les feu rouge ont disparu, déja que la circulation en temps normal et dangereuse, là c'est le parcourt du combattant. les voitures, les mobylettes, les vélos, les charettes arrivent de partout. le goudron est noirci par les pneus brulés la veille.La ville a repris ses activités.
le calme étant revenu j'en profite pour me promener dans les villes et discuter avec les jeunes que je reconnais. je me rends compte que si tu es blanc tu es vite connu et reconnu. A la cathérale je retrouve le groupe de vendeur de bijoux, devant le marché un jeune avec qui j'avais discuté il y a une semaine. je me dirige enfin vers le ministère de la promotion de la femme où Lidie travaille.
je pars chez une de ses amies où on prépare le mariage du ledemain. je suis épuisée car j'ai pas bien dormi la nuit dernière (à cause de la chaleur). j'observe toutes ses femmes, amies, voisines, famille en train de préparer la viande, les sauces, le tô. C'est la fête avant le mariage.
il est 21h quand je rentre, l'air commence à se raffraichir ca fait du bien. Aline dit qu'il fait plus chaud que normalement à cette période.

vendredi 29 février 2008

Actualité burkinabée

avant de commencer je vous donne le nom d'un blog: Au Burkina mon amour . c'est un jeune couple de francais parti pour 2 ans au burkina et tout ce qu'ils racontent (et qu'ils racontent tellement bien) sont des scenes que nous voyons tous les jours. certain article me font beaucoup rire car c'est des choses que j'ai pensé ou constaté. des événements qui se déroulent et qui nous paraissent tellement irréels.

Pour poursuivre je vais parler d'actualité.Comme en France, ici la population constate une augmentation énorme des prix. La vie n'est que survie et la solidarité est obligatoire pour avancer. A cela s'ajoute le fait que la saison des pluies a été très mauvaise et donc les denrées coutent plus cheres (comme le riz, le beurre de karité...).
les burkinabés étant victimes de tout ca, ils ont commencé à se mobiliser pour réagir (sans savoir que ce probleme est mondial). une marche "contre la vie chere" a été organisé à BOBO DIOULASSO il y a environ 10 jours.
"La ville de Bobo-Dioulasso a été le théâtre de manifestations de rue toute la matinée du 20 février 2008. De mémoire de Bobolais, elles ont été d’une violence jamais égalée, au regard de l’ampleur des dégâts enregistrés dans presque toute la ville. La capitale économique ressemblait à un vrai champ de bataille." (le faso.net)
Il y a eu des blessés, des mairies brulées, des places saccagées etc... après ces évenements tout le monde ne parlait que du 28 février où une nouvelle marche contre la vie chère était organisée.
pour expliquer clairement ce qui s'est passé je vais utiliser les extraits d'article du faso.net.
"Nana Thibaut, président du Rassemblement démocratique et populaire (RDP) et des jeunes patriotes révolutionnaires du Faso (JPRF), avait décidé d’organiser une marche contre la vie chère, aujourd’hui 28 février 2008, à Ouagadougou.(...)72 heures plus tard, il a confié à notre confrère Sidwaya dans un entretien publié le lundi 25 février ceci : "Nous renonçons parce qu’il y a des infiltrés". En lieu et place de la marche initialement prévue, il a lancé un appel à une ville morte qui, selon lui, "est une mise en garde et un signal à l’endroit du pouvoir". Nana thibaut a rencontré le mogho naba qui lui a demandé clairement d'annuler cette marche sinon il lui demanderait de quitter la ville de ouaga. Comme vous le savez le mogho naba est au dessus de tout et il est le seul à pouvoir demander une telle chose. nana tibaut a donc été obligé de demander aux marcheurs de ne pas manifester.
Après l'appel à la ville morte j'ai décidé de rester terré loin de tout ça. le jeudi matin nous ne savions pas s'il y a aurait marche ou pas. Nous attendions tous des nouvelles du centre ville.
on nous appelé pour nous dire que des pneus brulaient de tampouy (quartier ou je loge) au centre. puis on a commencé à entendre qu'une mairie était en train de bruler ainsi que des pompes à essences, que les gens poussait leurs mobylettes car ils n'avaient plus de carburant et que pour ce rendre en ville on obligeait les gens à payer une taxe.
je me demandais à quoi pouvait ressembler la ville à ce moment là, je n'arrive absolument pas à réaliser. la journée est passée et nous attendions tous le 20h pour voir des images et connaitre les dégats. le journal approché et là......... coupure de courant (chose tout à fait normal et fréquente). heureusement à 19h59 l'électricité est revenu et nous avons pu débattre sur les événements.

Personne ne parle de cela chez nous, où sont passés les journalistes. On se rends compte qu'en étant en france on a les yeux fermé sur beaucoup de chose. Comment ce peuple peut il se développer si à chaque fois qu'il fait un pas il recule de 1O pas ensuite. commes'il n'y avait pas d'issus. si tu écoutes les jeunes ils n'ont plus d'espoir, ils ne veulent plus se battre pour leurs droits, ils sont tous devenu fatalistes, ils ne voient plus de solutions et ne croient pas en leur gouvernement.
Nous, petits occidentaux, nous ne sommes jamais content,nous nous plaignons toujours mais je remercie le ciel d'être née en France. nous sommes des priviligiés, nous ne savons pas ce que c'est que de travailler juste pour survivre et non vivre. quand je regarde les enfants je me dis qu'il faut qu'ils profitent de cette insousciance et qu'ils se préparent à savoir se battre.

je sais que beaucoup pensent que je trouve ce peuple merveilleux et c'est vrai mais ce n'est pas pour autant que j'arrive à tout comprendre. Je ne peux comprendre l'impact de la famille sur un couple, ces ragots omnis présents, la place de la femme dans leur société, cette passivité de certains jeunes, ce manque de conscience politique et toutes ces traditions qui gérent leur vie.

mardi 26 février 2008

départ repoussé

alors voila c'est officiel mon départ est repoussé d'une semaine. je rentrerai donc le 6 mars en France. j'ai besoin de ce labs de temps pour pouvoir remercié comme il se doit les personnes qui m'ont accueillie et aussi pour assister au festival des masques, qui est un évenement culturel important ici. En plus de cela je vais essayer d'aller 2 jours à bobo.
je sais que certain attendent avec impatience que je leur raconte ce que je vois mais ce n'est que partie remise. quand je rentrerai j'aurais beaucoup de chose alors je prends cette semaine comme une semaine de vacances.

Aline et Trezzy



la séance du bain à l'heure où la nuit tombe sur Ouaga. Les enfants commencent à rejoindre chacun leurs maisons.

Retour dans la capitale


ca fait une semaine que je suis à Ouaga déja. Ici tu peux t'asseoir et regarder toute la journée ce qui fait la vie du ouagalais.
je suis arrivée mardi dernier en car (moyen beaucoup plus reposant que la mobilette) avec une trentaine de personne de zitenga pour manifester contre les ogm. Comme souvent avec les villageois la plus grande partie de la journée tu attends, 4h d'attente pour prendre le car, puis 2h d'attente avant de partir pour la manifestation et enfin 1h d'attente pour commencer à marcher. quand on dit qu'on prend le temps en afrique c'est bien vrai.
j'ai aimé cette manifestation avec les personnes de tanlili car c'était ma dernière journée avec eux et on s'est bien amusé. dès que quelqu'un que je ne connaissais pas, venait me voir dans la foule, les jeunes du village se précipité pour lui demander de s'éloigner.
La journée s'est terminé et je suis partie rejoindre ma famille qui m'a acueilli lors de mon arrivée, c'est à dire Abdoulaye et Aline.
Ce retour à Ouaga, m' a permis de faire mes premiers pas toute seule dans le centre et de tester le taxi ouagalais. Il n'y a aucun problème a se promener seule, les jeunes viennent t'accoster souvent mais si tu leur dit que ça va, ils te laissent rapidement tranquille. video video

lundi 25 février 2008

Photos village



Chaque minute passé ma rappelle que je dois partir. Et tout ca me renvoi à mes voyages en allemagne et en irlande. je suis sur un autre continent, le changement a été plus brutal que lors de mes précédent voyage mais je ressens la meme chose. cette envie de rester car je me dis qu'il me reste tellement à voir, cette envie de ne pas vouloir quitter les personnes que j'ai rencontré. la perspective de reprendre mon petit train- train , de ne plus entendre les enfants jouer, de ne plus voir ces visages d'hommes et de femmes que j'aime contepler, de ne plus retrouver le trafic de ouaga. je me rend compte que vivre pour moi c'est voyager, c'est se dire que nous ne connaissons rien et qu'l nous reste tout à découvrir. le voyage me permet de me découvrir, de voir que je suis capable de m'adapter dans beaucoup de situations, de m'épanouir dans les recontres que je fais mais aussi me rendre compte que j'ai besoin de me rendre utile.
ceux qui me connaissent savent que j'ai des idées bien arrêtées sur beaucoup de choses, surtout en politique, ou sur des comportements qui me choquent. il m'arrive d'être intolérante face à des personnes qui ne pensent pas comme moi, commes les étudiants de nos jours que je touve immatures ou tous ces jeunes qui n'ont aucune idée de comment le monde marche et qui ne regardent pas pus loin que leurs petits problèmes. je sais que c'est un de mes plus gros défaut et que j'ai et j'aurai du mal à le changer après ce voyage.
je me rend compte chaque jour que j'ai une grande chance d'avoir des parents comme les miens. Ils sont capables de me surprotéger mais aussi de me laisser vivre ce qui me semble important. Ils me laissent faire mes propres erreurs pour que je puisse apprendre et surtout ils ont toujours mis l'accent sur la culture et l'ouverture sur le monde.
il y a quelques années quand je devais partir seule dans un pays étranger, c'était pour moi la punition des grandes vacances. Mais heureusemet qu'ils ne m'ont pas écouté lorsque je pleurais. (car je sais que pour eux c'était difficile de me voir dans ces états).
Et pour ne pas oublier, sans mon père je n'aurais pas rencontrer toutes ces personnes. Il m'a aidé a organiser tout ca pour ensuite me laisser libre une fois sur place. C'est lui qui m'a appris à voyager sans contrainte de facon à rencontrer directement les gens, quitte à dormir à la belle étoile sur un parking ou à planter la tente dans le jardin de quelqu'un.

dimanche 24 février 2008

l'union de tanlili

explication sur le "faux départ" du mogho naba

L'éthnie la plus importante au burkina faso est celle des Mossis et le roi des mossis est appelé mogho naba. Il réside dans son palais à ouaga avec ses femmes, les princes et toute la cour. La structure politique du royaume est semblable à celle del'état. Il y a un premier minitre ainsi que differents ministres chacun dans son domaine.
l'histoire raconte que le Mogho-Naba, désireux de retrouver son épouse favorite, se préparait à quitter la ville lorsque ses ministres virent le supplier de rester et de la défendre contre les envahisseurs tout proches. Celui-ci décida alors de prendre le parti de son peuple et rentra dans son palais.( c'est une des histoires car à chaque fois que vous demandez à quelqu'un de vous racontez pourquoi il y a ce faux départ, tout le monde a une explication différente.)
pour que la tradition perdure et que l'histoire reste dans la mémoire de chacun tous les vendredi matin à partir de 7h, le faux départ se répète. les touristes tout comme les ouagalais viennent observer la cérémonie. les ministres arrivent un à un,tous revêtus de somptueux costumes traditionnels, se saluent (d'une facon très particulière) et se positionnent à leurs places suivant le rang et leur importance. En meme temps le cheval du naba est richement arnaché. Une fois que les minstres sont tous présents ( ils doivent etre une vingtaine je pense) le mogho naba sort de son palais vétu de rouge, prêt à monter sur son cheval pour quitter ouaga.il s'asseoit et là les ministres défilent par groupe pour le supplier de rester au palais. tout cela se fait sous le son des tambours. au bout de quelques minutes. le mogho naba rendre dans le palais, fait déshabiller son cheval et resort vétu de blanc.
la cérémonie se termine, les ministres peuvent reprendre leurs occupations, soit aller au travail, soit retourner au village etc...
c'est l'alliance du traditionnel et des obligations de la vie quotidienne.

vendredi 22 février 2008



A partir du samedi je sens vraiment que la fin de mon séjour à tanlili arrive à sa fin. Tout le monde me parle de mon départ et après les deux coqs blancs qui m'ont été offerts par les deux chefs du villages ( et que j'ai appréciés dans mon assiette) une multitude de cadeaux ne tardent pas à arriver.
le dimanche soir après une très belle visite du site de laongo (sculpture sur granit), le chef de tanlili et le chef de bollé demandent à ce qu'on se réunissent pour la dernière fois. cela me rappelle le conseil des premiers jours avec eux où je en savais pas où me cacher où je ne comprenais pas grand chose à leur protocole. La j'étais décontractée et ça a été un vrai échange entre nous. Je leur ai expliqué comment je m'étais sentie pendant toutes ces semaines, je leur dis que j'étais admirative de leur courage et que ça restera une des plus belles expériences de ma vie. J 'étais très émue c'est vrai mais je pense que ce séjour m'a appris à contrôler un peu plus mes émotions ou plutôt mon émotivité excessive. Ici même si tu es très énervé il faut que tu gardes cela au fond de toi. Pour moi cela m'est très difficile, tu ne peux pas réellement connaitre leurs sentiments. Pour moi en Afrique c'était la joie de vivre et le naturel mais je m'étais trompée, il y a énormement de règles à respecter, il faut suivre le protocole et surtout toujours sourire.
Le lundi, veille du départ, les villageois sont venus me visiter un à un à partir de 7h du matin, pour me souhaiter un bon voyage et m'offrir des présents. le soir,on est venu me dire qu'ils avaient prié pour moi à la mosquée. Je commence à faire mes bagages,il y en avait de partout ( ca rappelera des souvenirs de l'état de ma chambre à perrine l'an dernier).
Le mardi,jour du départ, un car nous attend à Zitenga pour partir à la manifestation contre les OGM à ouaga. Il faut trouver un moyen pour amener mes bagages à zitenga. mais pour ca il n'y a jamais de tic tac (expression d'ici pour dire il n'y a pas de probleme). le gros sac sur un vélo, le petit sur un autre vélo et la nassara ( =la blanche) sur la moto.

jeudi 21 février 2008

les derniers moments à Tanlili

Je retrouve mon petit village après quelques temps passés en ville. L'harmattan commence à souffler fort et il fait relativement chaud. Cette semaine m'a permis de rencontrer tous les groupements du village, c'est à dire les éleveurs, les jeunes argriculteurs, le groupement masculin, le groupement féminin et la troupe de danseurs.j'ai aussi rencontré par deux fois le maire et "les élus". Tous les soirs je retrouve mon petit groupe d'enfants devant ma porte. Ils me permettent de comprendre beaucoup, tout ce que les adultes ne disent pas. J'en profite pour comprendre comment ils font pour reconnaître leurs bêtes qui èrent dans le village. ici il n'y a pas d'enclos mais si un enfant vois une bête il sait à qui elle appartient. ici ce sont les enfants qui s'occupent des animaux. De plus si vous entendez un âne pleurer sans pouvoir le voir, ce qui arrive très souvent il suffit de demander à un enfant et rien qu'au son il va vous dire "ca c'est l'âne de saïdou ou de Issaka". j'ai eu beau essayer de trouver une différence entre les pleurs des ânes mais pour moi ils sont encore tous pareils.
Autre chose tous les soirs à 20h il y avait l'appel à la prière (pour les musulmans)donc j'entendais au loin un homme crier (le premier jour je croyais que c'était de la musique).Il s'est avéré que c'était hamado qui criait tous les soirs. hamado fait parti de l'union et je n'aurais jamais imginé que c'était lui. Tout cela je ne l'aurais jamais su si les enfants ne me l'avaient pas dit.
Comme certains le savent j'ai emmené une lampe dynamo et une autre lampe dynamo qui me permet de recharger mon portable. Le samedi je reçois un appel de mes parents, j'étais dehors avec Ousmane, le cuisinier, et les enfants. à ce moment là je n'avais plus de batterie. Alors pour le plus grand plaisir de chacun nous avons tourné à tour de rôle pour recharger le portable pour que je puisse parler quelques minutes aux parents. C'était un bon moment,ça m'a fait beaucoup rire surtout qu'à la fin personne ne voulait arrêter de tourner.

quelques photos


mercredi 20 février 2008

suite ouaga

Pour répondre aux questions du mariage, il n'y a pas grand chose à dire de plus. je suis arrivée accompagnée de 5 ou 6 autres voisines. Toutes les personnes étaient dehors et mangeaient. Nous sommes rentrées dans la maison où se déroulait le mariage, j'ai embrassé le marié puis la mariée alors que je ne les avais jamais auparavant et ensuite nous sommes ressorties pour nous installer à notre tour dehors pour manger un plat de riz gras. Ce que je peux rajouter c'est que le lendemain je suis allée chez une amie de Lidie qui va marier sont fils le 1er mars et que les préparatifs n'avaient pas encore commencé, et les invitations n'avaient pas encore été lancées. Alors que nous ils nous faut 1 an pour organiser, eux tout est fait simplement. C'est surtout en cela que le mariage est différent.
Bon après une petite explication, revenons à nos moutons. La suite de la semaine a été tout autant mouvementée. Nous sommes partis en compagnie du maire d'un village appelé konkhi ipala pour assister à la cérémonie des voeux du préfet et du maire du village. On ne pouvait pas échapper au protocole. Ici toute cérémonie se passe dans les règles de l'art. On présente tout le monde. Et bien sur on mange je venais à peine de finir de manger le repas de midi que je me remettais à table. Ici on mange beaucoup et ceux qui m'ont dit que j'allais maigrir en Afrique, je vois pas comment cela pourrait être possible. Ou alors ils font abstraction de la nourriture africaine. Grace à Lidie j'ai pu manger ma première salade et après un mois de riz, de to et de pâte ca fait le plus grand bien.
Il commence à faire vraiment chaud. Lidie continue de me faire parcourir Ouaga de long en large et en travers. Nous sommes allés rendre visite à Ousman dans son ministère (dont je me rappelle plus le nom), les relations et les discussions que j'ai avec ousman et lidie m'ouvre les yeux sur beaucoup de choses. Je n'ai pas de problème pour parler franchement avec eux des questions que je me pose. Il faut dire qu'ici au burkina on ne dit pas les choses comme ça de but en blanc, il faut tourner au moins une bonne dizaine la langue dans sa bouche pour ne pas dire n'importe quoi et tout ne peut pas être dit.
le vendredi matin lidie me fait réveiller de bonne heure pour voir le faux départ du mogho naba (le chef supreme des mossis). départ à 6h30 de la maison. une fois sur place il n'y a que des blancs. interdiction de prendre des photos, de s'asseoir et de porter des chapeau. à partir de 7h30 les ministres du mogho naba arrive un à un et commence à se placer dans la cours. Ils se saluent un à un et enlèvent leur chapeau dès qu'un plus haut gradé arrive. La cérémonie commence avec le son des tambours. Le mogho naba sort habillé en rouge (vetement de guerre) et là commence le défilé des ministres pour qu'il ne parte pas du palais. C'est un peu compliqué comme ça à expliquer mais très intéressant à observer.
Je sens que la fin de la semaine avec lidie approche et je n'ai pas réellement envie de quitter ouaga pour le village. Le lendemain je retourne en brousse avec hamidou en moto. On avait beaucoup de bagages et la moto ne marchant pas très bien (comme bcp de moto ici) s'est arrêté 6 fois en route. Retour à tanlili le 9 Février pour 10 jours.

mercredi 6 février 2008

Ouaga



Beaucoup de francais disent que Ouaga est bruyant et que le village permet justement de se reposer et de retrouver les paysans. Au contraire moi j'aime, quand je franchis le péage d'entrée dans Ouaga, je retrouve la foule, le trafic, le goudron....... Et ce que j'apprecie encore plus c'est de circuler, enfin de slalomer en mobylette. Je me rends compte que je suis plus une citadine que quelqu'un de la campagne.
Hamidou m'a mis en contact avec une femme originaire du village de Tanlili et qui habite à Ouaga. Elle s'appelle LIdie Ouedraogo et est conseillère de tanlili. On se rencontre le samedi à L'Inades après 60km sac au dos sur la mobylette de kalifa kongo, secrétaire général de l'union. Lidie m'a proposé de m'accueillir pour quelques jours chez elle pour que je puisse me ressourcer. Cela rassure le président que je sois chez quelqu'un qu'il connaisse.
Le contact se fait rapidement, je suis accueillie dans sa famille. Et je découvre son rôle dans le village et dans l'union. jusque là je n'avais jamais entendu parler d'elle mais sans elle beaucoup de chose ne seraient pas faites ou mal faites. Elle ne se met jamais en avant mais donne énormément de son temps et de son argent pour le village. Je peux dire sans aucun gêne que c'est une femme exceptionnelle. je la considère comme un des piliers central de l'union mais cela personne ne le sait. Au village son aide est quelque chose de tout à fait normal et personne n'imagine qu'elle paye ses déplacements, les photocopies, les impressions etc.. Elle a une vision des choses toujours positives et optimiste. Elle a la tête qui déborde de projets, d'idées, de solutions...
Donc le premier jour, dès mon débarquement chez elle, on part pour un mariage chez des voisins. On rentre dans la maison et embrasse les mariés pour finir pour un repas à l'extérieur. je peux dire une chose. les mariages ici ne sont pas organisés de la même façon.
A la suite de cela, on est parti naviguer (expression locale). visite de son sécrétariat, lieu de saisies et d'impressions et visite de son "Frère" Ousman. Ousman est lui aussi un phénomène. Il est impossible de cesser de rire avec lui et surtout quand on est accompagné du tandem lidie/ousmane. Ousmane est géographe de formation , aujourd'hui il travaille dans la fonction publique (à l'institut de géographie) ou il s'ennuie.C'est un grand conteur et aime beaucoup parler. Il a été mon guide dimanche soir dans Ouaga 2000, nouveau quartier de Ouaga qui deviendra le nouveau centre économique, politique etc... de Ouaga. je ne pouvais pas rêver meilleur guide car c'est lui qui s'est occupé du dossier je crois il y a 10 ans. durant la traversé nous sommes tombés en panne d'essence. c'était encore une bonne occasion de rire. cette panne s'est produite devant la future maison du président Blaise Compaoré où un gardien dormait devant le portail. Il faisait déja nuit. Ousmane a couru vers le gardien pour lui demander un vélo et est parti jusqu'à la station la plus proche. Je ne pouvais pas faire un voyage au Burkina sans avoir au moins une fois une panne.
le lundi je suis allée rendre visite à deux femmes que j'avais rencontré dans l'avion. En discutant je me rends compte que la vision que j'ai du Burkina est différente de la leur. Du fait que je sois seule et un peu itinérante cela change l'approche du pays.
le soir Abdoulaye le mari de Lidie est à la maison en pleine révision. Abdoulaye est dans le domaine de la santé mais fait un bts management des entreprises en cours du soir et donc n'arrête pas une minute de la journée. Il révise la nuit pour ses partiels avec ses amis, part travailler la journée, rentre pour se laver puis repart en cours du soir. L'ambiance est différente que celle de chez aline et abdoulaye chez qui je logeais les premiers jours, mais je me sens a l'aise avec chacun.
Hier après une petite virée à zitenga avec ousmane et lidie pour une réunion, lidie et moi sommes parties à 19h chez une député pour une réunion pour la journée de solidarité et de partage se déroulant ce w-e. j'étais entourée de femmes importantes dans la politique. Là elles ont parlé de l'organisation de cette journée. je me suis demandée si je ne rêvais pas. Je suis témoin de l'énergie qu'elles mettent pour faire évoluer la condition de la femme au Burkina.
maman je t'ai dit que je vivais des moments exceptionnels mais c'est encore peu dire... j'ai énormément de chance de rencontrer ces personnes et surtout d'avoir rencontré Lidie qui me fait découvrir énormément de chose.... Elle aime dire que je suis en train de devenir plus africaine que les africains.

une nouvelle semaine à Tanlili


Le 28/01, de retour pour une semaine à Tanlili, je retrouve mes petite habitudes et surtout en profite pour me soigner un peu car je suis tombée malade. je pensais que je resisterai à tout mais le froid a eu raison de moi, et j'ai commencé à être enrhumée et à avoir une petite angine.
Ici quand on apprend que l'étranger est malade, tout le monde oeuvre pour qu'il retrouve le plus rapidement la forme. J'ai même du me battre pour ne pas qu'on m'envoie au dispensaire. Comme je l'ai dit à mes parents, ils n'ont pas à s'inquiéter car je ne peut pas être mieux encadrée. je n'ai jamais vu des gens être aussi attentifs à moi. Quand le président de l'union n'est pas là il m'appelle le matin pour connaitre la santé de la nuit et le soir pour connaitre la santé de la journée. hamidou est en quelque sorte mon père Burkinabé.
Durant cette semaine je suis allée passer une journée et demi au College de Zitenga. Zitenga se trouve à 5km de Tanlili et si les parents ont réussi à payer leur scolarité, les enfants doivent parcours cette distance le matin et le soir en vélo ou à pieds. Là bas j'ai assisté aux conseils de classes de la 6ème à la 3ème. les profs échangent sur les classes, le comportements des élèves, les absences abusives.... On parle même des corvées trop fréquentes demandées par les profs aux élèves, pour chaque classe un responsable de classe (appelé chef de classe) assiste, il a pour mission d'encadrer ses camarades et de relever leurs noms quand ils ne font pas se qu'il faut, c'est une tache énorme pour un élève de collège je trouve.
cette réunion me permet de comprendre beaucoup de choses. Les élèves ne sont plus vraiment motivés arrivés en troisième et je me rends compte que ca ressemble beaucoup à chez nous. Cela me rappelle mes année collèges que j'ai tant détestées surtout à la fin.
Les classes sont d'environ 80 élèves, ils n'y a pas de bruit dans la classe, le bruit vient plutôt de l'extérieur avec le marché, les enfants, les motos etc>... A oui j'ai oublié de préciser, le collège n'est évidement pas cloturé.
Au village ma présence est devenue normale, on ne me regarde plus bizarrement je fais partie du paysage, les enfants viennent taper à la porte pour me saluer ce qui aurait était inimaginable il y a 3 semaines.
Il y a un enfant qui vient particulièrement souvent, il s'appelle Jean baptiste. On s'asseoit souvent tous les deux pour parler, l'autre jour il m'a raconté l'histoire sa famille. Son père était infirmier et est mort il y a 2 ans, le 6 juin 2005. sa mère s'est retrouvée avec ses enfants seule pour les élever. ils sont 9 enfants aujourd'hui car 3 sont morts. quelques uns de ses frères sont partis à Ziniaré et Zitenga mais ils sont encore 5 ou 6 à la maison. La vie est dure. il me dit qu'il mange du to le matin, le midi et le soir et s'il pouvait il donnerait tout pour manger du riz ou autre chose qui le change du to. En l'entendant je me disais mais je pourrais leur faire parvenir un sac ou deux de riz, je pourrais acheter des vêtements ou des fournitures scolaires. Mais je me dis que si je commence comme ca je vais ensuite passer à une autre famille avec une histoire similaire etc....
Cette association qui se monte à Ventabren me bouste, mais il faut réfléchir correctement et surtout penser à tout le monde et qu'on ne soit qu'un moyen qui les aide à se développer mais pas une finalité.
Au village le temps et long, tout va lentement, si ce n'est pas jour de marché les hommes se retrouvent pour discuter. Une semaine c'est le temps maximum, j'organise donc mon retour sur ouaga le samedi.

samedi 2 février 2008

j'apprecie beaucoup tous les commentaires, à chaque fois c'est un moment que j'attends ave impatience.
la nuit dernière je repensais à une soirée en aout où j'étais à Barcelone accompagnée de perrine (ma cousine) et de deux de ses amis. on se baladait dans les rues. j'avais laissé le groupe prendre un peu d'avance pour me retrouver toute seule. je me demandais si ce que je faisais ou plutôt si le choix d'arrêter un an mes études pour un projet de voyage quelque part en Afrique n'était pas la pire des erreurs que j'allais faire et puis de me retrouver face à une année ou je ne savais pas précisément ce que je ferais me paniquait. c'est un peu comme quand approche les vacances d'été et que je n'ai pas de programme, me dire que demain rien n'est prévu me fait toujours peur.Alors que quand on est à l'université, on sait que lundi c'est math, mercredi c'est mécanique etc...
Finalement pendant ma remise en question dans les rues de Barcelone le groupe qui me devançait a trouvé le moyen de partir à l'opposé de la destination finale.... heureusement nous avons vite fait demi tour sinon on chercherait encore les Rambla.
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui je ne regrette pas ces 4 derniers mois passés et je m'excuse pour mes humeurs en dents de scie. c'est une expérience que j'avais besoin de vivre.

mardi 29 janvier 2008

semaine à GOMPONSOM et rencontre de LTGA



j'ai expliqué à hamidou que je devais partir vers Yako pour rencontrer des francais qui étaient dans un village et que pour cela je devais aller à OUaga pour prendre un car jusqu'à Yako. A ce moment là j'apprends qu'il va lui aussi à yako par le plus grand des hazard.
En réalité je ne savais pas pourquoi ni où exactement il allait. Je me suis dit que je verrais bien sur place comment je me débrouillerai pour rejoindre Boulma le village où se trouve Hélène et Jean de Libère ton génie pour l'Afrique (une association à Lambesc).
Donc me voici partie pour Ouaga lundi, 60km en moto. On arrive en ville dans l'organisme Diobass qui s'occupe de la recherche dans le milieu de l'agriculture.Là un car nous attendait.On embarque avec les 30 autres personnes qui étaient déja sur place. voyant la route défiler je me suis quand même demandée si on allait bien au bon endroit.

Finalement la destination finale était un petit village à 10km de Yako qui s'appelle Gomponsom. je découvre un site où tout était prévu pour héberger 80 personnes et où l'organisation était sans faille. La nourriture était déja prête, ils ne nous restait plus qu'à nous mettre à table enfin sur un banc.
Tout le monde s'installe dans les locaux sauf moi à qui on a réservé une pièce séparée. Je suis un peu gênée par cela car je n'étais pas prévue normalement et finalement je me retrouve mieux logée que tout le monde.
Au milieu de cette foule un autre blanc, Hugues qui est belge fait parti des organisateurs. Il vient au burkina depuis 20 ans et a l'âme d'un burkinabé avec ses habitudes.
Durant 3 jours je participe à cet Atelier gigantesque, qui a été mis en place pour que les paysans réfléchissent sur la décentralisation et l'amélioration de ce qui existe avec les moyens qu'ils ont sur place , dans leurs villages.
C'est très intéressant comme manière de travailler. cela me permet de découvrir comment ici on peut s'aider et surtout comment partager les savoirs entre groupements. Tous les jours nous sommes amenés à changer de village le temps de la journée. A chaque fois il faut charger les cars et amener la nourriture sur place.
Au bout de 3 jours j'organise mon voyage pour Boulma. J'essaye de faire en sorte que ça dérange le moins possible l'organisation de l'atelier.le départ se fait à 19h, après que les organisateurs se soient assurés que j'ai le ventre plein. voyage de nuit en moto dans la brousse, je me suis demandée si j'allais arriver!
En rencontrant hélène et jean je retrouve un peu de notre culture occidentale et j'avoue que ça fait du bien, de retrouver des repères qui n'existent plus ici. j'ai partagé une journée avec eux en parcourant le canton de long en large pour visiter les écoles, et rencontrer Jean Sawadogo, un ami du couple francais qui est enseignant dans un village.
c'est mon premier voyage à bord d'une voiture!!
Après cette semaine riche en émotion, je retrouve l'atelier pour repartir le samedi pour OUaga et reprendre ensuite la moto jusqu'à Tanlili. j'étais morte de fatigue et j'ai apprécié mon lit et mon petit chez moi après une semaine d'aventure.

les enfants


je ne peux pas ne pas parler des enfants! ils sont présents partout.
Après un petit temps d'adaptation, ils ont pris l'habitude de ma présence et surtout de ma couleur. le matin ils viennent me dire bonjour avant d'aller à l'école et ils organisent des match de foot uniquement pour ma petite personne à partir de 17h devant "ma grande case". c'est en quelque sorte ma télé ambulante.
ils adorent quand je leur raconte comment on vit en france, s'il fait chaud ou froid, s'il y a des animaux, des montagnes.... Et pour ça les livres sont le moyen idéal pour échanger. les images parlent mieux que tout ce que je peux raconter.
De plus c'est un moyen pour eux de parler français en dehors de l'école. ils voient que le français ne sert pas forcement qu'aux devoirs (bien que je me pose beaucoup de questions sur l'éducation au Burkina et s'il est nécessaire d'étudier le français si tôt .)

le village

On m'avait toujours parlé des coutumes très présentes en Afrique mais je crois qu'il faut le voir pour le croire.
Déja l'accueil au milieu des vieux et des chefs.
Dans les jours qui ont suivi mon arrivée, j'ai fait le tour du chef de canton, du prefet, du maire, de chef d'autres villages. Celui qui ose dire qu'il ne sait pas qu'une blanche loge à tanlili c'est qu'il ne sort plus depuis longtemps.
Je suis impressionnée par le travail des femmes, elles ne s'arrêtent pas une minute, elles doivent aller au forage, faire à manger, s'occuper des enfants, etc.. j'ai du mal à communiquer avec elles, car elles ne parlent pas francais et avec mes 10 mots en mooré c'est compliqué. Elles aiment rire et bien que leurs vies soient difficiles, elles ne cessent de rire.
Il y a une chose qui me fait sourire c'est le soucis du bien être du blanc. un blanc ne peut jamais etre seul, il faut qu'il soit toujours accompagné. je suis traitée comme une personne très importante et si il y a une réunion je suis toujours avec "l'élite". ca me gênait au début puis j'ai pris l'habitude. tout le monde fait attention à ta santé, à ce que tu manges, à ce que tu bois, à ce que tu fais.
je me demande s'ils se souviennent de la colonisation, c'est comme si tout ça avait disparu.

L'école



Cela fait longtemps que je n'ai pas alimenté ce blog, il faut dire qu'ici la connection est limitée et internet est quelque chose de rare.
donc je vais essayer de réunir toutes mes impressions de ces dernieres semaines ce qui n'est pas chose facile.
j'ai passé quelques jours dans l'école primaire de Tanlili qui compte 305 éleves environ. j'ai été accueillie par le directeur Clément Ramdé qui est quelqu'un de très dynamique et qui fait beaucoup de chose pour son école. j'ai profité de ces quelques jours pour assister aux cours et échanger avec les élèves sur nos différentes manières de vivre.
Ils sont environ 60 par classe, assis par 5 sur des bancs pour 2. ils sont extremement sages, attentifs et participent beaucoup. cela m'a touchée de voir cette envie d'apprendre. S'ils sont à l'école c'est que leurs parents ont dû payer et ils savent qu'ils n'ont pas tous cette chance.
les enseignants et les élèves évoluent dans des locaux où il manque le confort minimum. il n'y a pas de livre et aucun support pour appuyer le cours. Alors quand j'ai amené le globe terrestre c'était quelque chose de nouveau. déja ils ont appris que la terre ressemble à ca. mais c'est tellement loin de leur vie de tous les jours qu'ils regardent ça sans vraiment réaliser.
Dans la classe de CP1 qui se trouve à l'extérieur de l'école dans un local prêté pour l'UNGVT, il n'y a plus de porte car elle a été volée et la lumière a du mal à pénétrer.
je me retrouve dans ces moments là, seule avec les maitresses et ce sont des moments importants en échanges car on peut parler plus librement. C'est difficile, elles doivent préparer les cours le soir, s'occuper des enfants et faire à manger pour certaines.
Au cours de cette semaine j'ai rencontré Olivia et Souarel(4 et 2 ans) les enfants des maitresses. Au début ils étaient intrigués, olivia venait me toucher et demander à sa mère pourquoi moi j'étais blanche et si elle, elle deviendrait un jour blanche comme moi. Et puis après ils m'ont adoptée, je partais avec eux à l'école. En général Souarel s'endormait sur mes genoux au bout de 30 minutes.
C'est pas facile d'enseigner dans ces conditions mais je trouve qu'ils s'en sortent déja bien pour le peu qu'ils ont.
Une des maitresses m'a raconté son histoire. son père était enseignant et il a pris sa retraite il y a pas longtemps. ils ont alors tiré au sort dans la famille pour savoir qui allait prendre la relève et c'est tombé sur elle. Elle a du quitter son boulot dans l'administration à Ouaga, tout laisser pour partir en brousse seule sans son mari qui est resté en ville pour travailler.

jeudi 17 janvier 2008

Après une première nuit au village je suis conviée à une réunion. je ne savais pas vraiment de quoi il s'agissait.
Pendant une demi heure des hommes arrivent de tout le village et se rassemblent autour de moi.

la réunion commence (en mooré) et le secrétaire général de l'union, Kalifa, me traduit des passages. je comprends qu'autour de moi se trouve le chef du village, le chef d'une petite partie du village, les vieux du village et enfin les membres de L'UNGVT. Hamidou le président de l'union explique pourquoi je suis venue à Tanlili, ils parlent beaucoup et je ne comprends rien. On m'explique qu'il me remercie de ma venue, qu'il me souhaitent la santé et que Dieu soit avec moi tout au long de ce voyage.
ils viennent à tour de rôle me serrer la main. je n'étais pas à l'aise. Tant de remerciements et de formalités alors que ça devrait être moi qui devrait les remercier de tout.
Ces deux premiers jour ont été très durs mentalement. tout mes repères avaient disparu et le fait de ne voir que des hommes ne m'arrangeait pas.
Après la réunion j'ai rencontré un groupe de femme et l'une m'a demandé naturellement si j'étais mariée. j'ai répondu "non" alors que je savais que je devais dire oui. Elle m'a répondu qu'il fallait alors que j'épouse l'un de ses fils. l'un de ses fils était l'un de mes guides pour l'aprem au marché. et j'ai senti ses yeux posaient sur moi pendant toute l'après midi.
A 6h il fait nuit et c'est l'heure ou je me retrouve en tête avec Hamidou.

départ pour tanlili

je suis partie de tanlili samedi dernier. En partant j'ai eu un petit pincement au coeur. j'ai été tellement bien accueillie chez Abdoulaye et Aline que je m'y sentais chez moi, et comme j'ai la particularité de ressentir les choses multiplié par 10 je n'ai pas pu ouvrir la bouche durant tout le trajet.
je n'ai pas eu de reel choc en arrivant à Ouaga. Tout était nouveau mais je prenais et je retenais tout ce que je voyais. j'aimerais que certains soient la pour voir tout ca. la vie n'est pas facile mais tout le monde suit la voie qui lui appartient. c'est un pays merveilleux.
Après 1h de route me voici à Tanlili (village de 2000 habitants). Dans la voiture je me demandais si je n'étais pas allée trop vite. Et là le choc, je me suis dis "qu'est ce qui m'a pris je me suis prise pour plus forte que je ne suis!. j'ai ressenti ce que j'ai ressenti en Irelande et en Allemagne mais c'était d'une telle intensité. je débarquais sur une autre planète. je ne savais plus ce que je faisais là.
j'ai hésité à demander à Yacouba s'il pouvait me ramener à Ouaga. Et puis je me suis rappelée que cette sensation de l'inconnu diminue jusqu'à disparaitre au fil des jours. j'ai laissé défiler le reste de la journée.
je suis reçue comme une hote de marque. un cuisinier est la pour me préparer les repas et l'eau pour la douche.
j'évolue dans un monde uniquement masculin. Très peu de personne parle français, il faut que je me mette rapidement au Mooré (langue de cette partie du burkina).
j'avais besoin de me retrouver avec moi meme et de m'évader. j'ai voulu un voyage en solitaire et à ce moment là j'ai vraiment senti la solitude.
je dois signaler que je suis très bien installée; je dors sur un lit avec moustiquaire et j'ai mon petit coin perso.
Moi qui voulais une immersion en brousse j'étais contente d'avoir un minimum de confort!!!

vendredi 11 janvier 2008

Premier jour à Ouagadougou


c'est le moment où je découvre tout.
tout est nouveau! et à partir de maintenant c'est ma vision personnelle du Burkina.je ne détiens aucune vérité.
j'ai donc passé ma première nuit à Ouaga. je me suis retrouvée toute seule dans mon lit après une journée pleine de rencontres. le nuit s'est très bien passée et je suis très bien installée chez Abdoulaye et sa femme Aline. Ils ont 2 enfant trezzy qui a 3 ans et papou qui a 7 ans.
le petit déjeuné m'a rappelé la France avec du café, de la baguette et de la pate à tartiner.
A 9h les deux petits frères d'aline, théo et dominique sont arrivés prêt à me faire découvrir Ouaga. je suis partie à dos de mobylette avec théo et là j'avais les yeux grands ouverts. lors de mon passage les enfants me faisaient des signes de la main et tout le monde se retournait. Ainsi donc j'ai parcouru la ville de long en large et respiré les paus d'échapements. Il y a un nombre impressionnant de mobylettes et aussi beaucoup de vélos. Au feu rouge on peut discuter (vu que personne n'a de casque sauf moi). dès que le feu passe au vert c'est la que le slalom entre tous les occupants de la route commence. Il faut passer entre un vélo, une moylette et un ane tirant une remorque pleine. je n'ai pas vu d'autre blanc en mobylette. on a fait une pause dans la famille de théo, ce qui m'a permis de découvrir la famille ou plutôt les famille et leur organisation avec les oncles, les différentes femmes et beaucoup d'enfants.
De retour à la maison je me suis un peu reposer parce que 2h de mobylette ca fait mal aux fesses. j'observais la vie. les enfants du quartier jouant avec les pigeons, un disque ou du sable.Passant de maison en maison. ils vont et viennent.
après une bonne pause, je suis partie faire un tour du quartier avec dominique et théo. il faut que je signale que je ne me trouve pas en pleine ville mais plutôt en banlieue. quand je passe tout le monde m'observe. je me sens si blanche. j'ai découvert les cabarets c'est l'endroit où les burkinabés favriquent le dolo, bière locale et où on peut s'asseoir pour en prendre. donc j'ai gouté assise aux milieux de burkinabés qui se retrouvent là. Les plus agés me parlent tout de suite, dominique est la pour me traduire. dès que je peux j'essaye de dire 1 mot en moré et ils apprécient beaucoup. j'essaye une petite blague que dominique traduit et là tout le monde rit. j'aime cette simplicité du contact et de l'accueil.
comme me l'ont expliqué aline et abdoulaye l'étranger est accueilli comme chez lui et tant qu'il n'est pas à l'aise ils ne se sentent eux aussi pas à l'aise.
le soir j'ai mangé avec les mains pour commencer le plus tot possible.
pendant cette journée j'ai découvert la différence de sensation de chaud. j'étais en tee-shirt toute la journée alors que tout le monde avait un pull. j'avais chaud alors que les autres avaient froid.

jeudi 10 janvier 2008

direction ouaga

ca y est, c'est fait je suis sur le sol Burkinabé.
je suis partie à 14h de Marseille pour partir en direction d'Alger. Dans la salle d'attente on se sentait déja en Afrique.Après un voyage au dessus des nuages je débarque à Alger pour un transit de 4h.
le transit etant toujours un bon moyen pour discuter avec tout le monde j'ai commencé à aborder la personne a ma droite puis au fil des heures tout le monde se connaissait.
chacun avait ses raisons de voyager, soit pour le tourisme, pour un retour chez soi, pour un but humanitaire ou encore pour rendre visite à la famille.
Après des bonnes heures d'attentes, des bonne discussions et beaucoup de rire, nous voici appelé à embarquer pour Ouaga...... à 20h30.
le voyage s'est très bien passé mais je commencais à sentir la fatigue.
Lors de l'arrivée à Ouaga (que j'attendais tant) abdoulaye m'attendait. on a pris rapidement mes bagages et la JE SUIS SORTIE et j'ai découvert Ouaga.
je ne sais pas comment l'expliquer mais j'attendais tellement ca que j'ai été submergé par l'émotion..........
on a traversé toute la capitale jusqu'au nord pour aller chez abdoulaye.

lundi 7 janvier 2008

Ventabren avec le Burkina


A mon plus grand étonnement le voyage que je m'apprete à entreprendre a fait parler de lui à Ventabren (village où j'habite depuis toujours). Je l'avoue je ne suis pas une ventabrenaise dans l'âme mais cela est peut-être sur le point de changer. Je ne suis jamais allée à la cave aux jeunes,je n'ai jamais trainé dans ventabren et aujourd'hui je ne connais plus grand monde, tout le monde s'est dispersé et est parti faire ses études ailleurs. Et puis j'ai du mal avec le "m'as tu vu " qui est très présent.


Grace à une rencontre il y a quelques semaines avec une personne travaillant à l'école primaire j'ai pris connaissance d'un projet qui me semblait très interessant et j'ai appris que quelqu'un sur ventabren cherchait à trouver un village en Afrique pour permettre aux habitants et plus particulierement aux enfants de l'école de participer au développement d'un village et de découvrir une nouvelle face du monde avec leurs traditions, coutumes, façons de vivre etc....


Et puis les fêtes sont arrivées et j'ai laissé les choses avancer toutes seules.


En redescendant de Grenoble j'ai pris contact avec Alain qui a déja beaucoup avancé dans sa reflexion. J'ai pu lui expliquer comment je partais et qui j'allais rencontrer sur place.


Ce qui me plait vraiment dans ce projet c'est l'action avec les enfants, pour leur donner une ouverture sur le monde qui manque profondement à Ventabren. Il n'y a rien de mieux, à mon avis, que de parler de choses concretes qui se passent dans un autre pays et avec qui on peut échanger.


A deux jours du départ, je pars donc avec ce projet dans un coin de ma tête pour voir si cela est possible dans un village au Burkina.


dimanche 6 janvier 2008

petite explication sur l'UNGVT

Hamidou Ouédraogo est à l'origine de ce groupement de villageois. J'ai découvert son histoire à travers le magazine Géo. Après avoir travaillé en Cote d'Ivoire dans le bois où il a découvert l'esprit coopératif, la solidarité des villageois, l'organisation commune face à la pauvreté, il a décidé de revenir dans son village d'origine. Il réunit une dizaine de villageois pour leur proposer de s'unir afin de se nourrir et d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. Dès 1978 ces hommes vont travailler collectivement dans les champs des autres en échange d'une part de sorgho pour chaque jour de travail. c'est comme cela que la production a augmenté et les terres inexploitées sont mises en valeur.
Le groupe est baptisé Songtaaba ("aidons nous les uns les autres" en mooré).
Par la suite une banque de céréales est créée et permet au plus démunis d'emprunter de quoi survivre en cas de pénurie et de rembourser avec interet après les récoltes.
Vingt-deux villages et plus de trois milles membres cotisent auourd'hui. l'union des villageois a engagé un programme de protection de l'environnement et de reforestation qui a obtenu un prix en 2003 ( le prix slow food pour la défence de la biodiversité, du patrimoine alimentaire et culturel).

Les villages sont donc en grande partie tournés vers leurs cultures où ils ont appliqué des techniques anciennes comme les diguettes et le zaï pour retenir l'eau dans les champs. Mais on retrouve aussi dans l'ungvt des cooperatives de femmes qui ont décidé de se réunir pour la couture, le teinturerie et surtout pour la fabrication de beurre de karité. Une fois par semaine elles vont vendre les excedents de la production familiale à Zitenga (un autre village). cela permet un début d'autonomie financière.
et enfin on trouve une école où je vais passer une bonne partie de mon temps.

Donc pour résumé, mon action là bas va se développer autour de l'école et de la coopérative de femmes. Mais rien n'est figé et cela risque de changer une fois sur place.
J'espère que cet article vous a permis de mieux comprendre le contexte dans lequel je serais.

 
A 20 ans j'ai décidé de partir voir ce qui se passe sur un autre continent. ce blog me permet d'exprimer mes impressions de voyage et d'essayer de faire découvrir une autre actualité